Au delà des paniers : un projet de transition

Publié par Manuel le

Les premières AMAP sont apparues au Japon dans les années 60 – avec les teikei – puis en Suisse avec les Food guilds, et enfin dans les années 80 aux Etats-Unis et au Canada avec les premières Community Supported Agriculture (CSA). La première AMAP française s’est créée en 2001 dans le Var autour du mouvement ATTAC. Puis rapidement le phénomène prend. En 2012 on compte 1600 AMAP en France, et aujourd’hui bien plus.

Loin de se réduire à un simple acte de consommation, la participation à une AMAP s’inscrit dans un projet plus global et tout à fait concret de transition écologique. Au-delà de la consommation, il faut œuvrer pour la souveraineté alimentaire et soustraire l’agriculture aux logiques de marché, qui ont conduit à la destruction du monde paysan.

Derrière le mouvement des AMAP, il existe une multitude d’associations travaillant en symbiose pour faire avancer le projet d’une agriculture plus responsable :

Miramap et AMAP Île de France

MIRAMAP est le mouvement Inter-Régional des AMAP ; il a pour objet de renforcer la cohésion des AMAP à travers le partage d’une éthique commune, de mutualiser les expériences et les pratiques et d’assurer la représentation et la mise en valeur des AMAP au niveau national.

Le Réseau AMAP Île de France accompagne et conseille les Amap qui se créent en région parisienne, notamment par des formations. A ce titre, nous leur devons beaucoup ! Notre AMAP est adhérente du réseau AMAP IDF.

http://miramap.org/ et http://www.amap-idf.org/

Terre de liens

L’association Terre de liens travaille, depuis 2003, à faciliter l’accès à la terre de paysans, à travers un système d’investissement solidaire ouvert à tous et qui permet de placer son épargne de façon écologique. Le capital accumulé sert à acheter des fermes et à les louer à des paysans engagés dans une agriculture écologique et de proximité. Vous pouvez ainsi parrainer un paysan.

Terre de liens est aussi une fondation qui reçoit des legs et des donations de fermes, et qui protège ainsi des terres fertiles de l’artificialisation. L’objectif est de faciliter l’installation de nouveaux paysans. Si vous voulez participer à ces actions, rendez vous sur leur site : https://terredeliens.org/

Les champs des possibles

L’association Les champs des possibles est une couveuse et une coopérative d’activités agricoles, alimentaires et de développement local. Elle propose des formations et un accompagnement aux personnes souhaitant se réorienter dans une activité agricole, dans les métiers d’artisanat. C’est une coopérative d’activités agricoles et rurales qui réunit des paysans, des artisans, des porteurs de projet, des consommateurs, des collectivités et diverses autres catégories d’associés autour d’un projet de coopération économique et sociale. https://www.leschampsdespossibles.fr/

Les villes en transition

Les AMAP s’inscrivent dans le projet plus global des Villes en Transition, fondé par Rob Hopkins en Angleterre. Mouvement qui depuis sa création 2006 a essaimé partout dans le monde, avec plus de 2000 initiatives de Transition dans le monde, dont 150 en France. Pour plus d’infos : www.entransition.fr et https://transitionnetwork.org/

La conviction qui anime ce mouvement est qu’il ne faut pas attendre de décisions politiques à l’échelon national. Il faut tout faire au niveau local pour réduire l’empreinte carbone, renforcer la résilience des territoires, relocaliser l’économie. Toutes les actions d’Autour de la baleine depuis 2003 vont en ce sens, ainsi que la création du Café Maya : il s’agit de renforcer les liens entre habitants d’un même quartier inquiets du peu d’actions au niveau national sur les questions climatiques.

Entre le niveau national des politiques étatiques et le niveau individuel, c’est au niveau local du voisinage qu’il faut recréer des liens, et multiplier les initiatives pour faire pression sur le politique. Dans le XIIème arrondissement de Paris, le mouvement des Villes en Transition est porté par Transition 12 (partenaire du Café Maya)

Agriparis

On peut également penser au projet très novateur « AGRIPARIS » porté par la mairie de Paris qui vise à créer une coopérative agricole destinée à acheter des terres en Île-de-France pour favoriser une agriculture de proximité. Avec l’objectif d’exploiter 250 hectares dès 2020, la coopérative « Du champ à l’assiette » approvisionnerait toutes les cantines scolaires de Paris. Agriparis sera une « société d’économie mixte coopérative, créée en partenariat avec le monde agricole, pour permettre à Paris de produire directement ses denrées alimentaires”. Il s’agit de rendre la ville plus résiliente et de lutter contre des projets d’artificialisation irresponsables, comme EuropaCity (heureusement abandonné).

Le pacte de transition

Enfin le mouvement des AMAP soutient l’initiative du Pacte de Transition qui propose aux candidats aux municipales 32 mesures en vue des élections de 2020. Ces mesures ont été rédigées en commun par plus de 60 ONG (Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, Enercoop, MIRAMAP, ATTAC, les Colibris, le réseau Action Climat, Alternatiba, etc.), afin de faire pression sur les candidats et de les pousser à œuvrer dans ce sens s’ils sont élus. Cela reprend l’initiative de Nicolas Hulot lors de la présidentielle de 2007, sauf que celle-ci est nettement renforcée par le socle commun formé par ces 60 ONG d’envergure, reconnues pour leur action. Il est par ailleurs plus réaliste de peser en ce sens au niveau local, plutôt qu’au niveau national ou européen où le poids des lobbys est bien plus important.

Vous pouvez consulter les mesures proposées sur le lien suivant : https://www.pacte-transition.org/


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